Écrire à l’ombre des cathédrales: Pratiques de l’écrit en milieu cathédral

Écrire à l’ombre des cathédrales. Pratiques de l’écrit en milieu cathédral (espace anglo-normand et France de l’Ouest – XIe-XIIIe siècle)
Colloque international Cerisy-la-Salle (Manche), 8-12 juin 2016

 

Appel à communications (30 mai 2015)

 

Responsables : Grégory Combalbert et Chantal Senséby

Comité scientifique : Julia Barrow (Université de Leeds), David Bates (Université d’East-Anglia), Pierre Bauduin (Université de Caen Basse-Normandie, IUF), Ghislain Brunel (Archives Nationales), Véronique Gazeau (Université de Caen Basse-Normandie), Olivier Guyotjeannin (École Nationale des Chartes), Philippa Hoskin (Université de Lincoln), Laurent Morelle (École Pratique des Hautes Études), Benoît-Michel Tock (Université de Strasbourg)

Ces trente dernières années, les pratiques de l’écrit ont été au cœur des préoccupations des chercheurs. De multiples rencontres scientifiques et de nombreuses publications leur ont été consacrées. L’écrit, particulièrement les actes de la pratique, leur processus de production et de transcription, ont bénéficié d’approches variées, souvent novatrices, toujours stimulantes. Il s’agissait tantôt de mieux cerner un « objet diplomatique » (cartulaire, pancarte, actes pontificaux…), tantôt de déterminer la pluralité de ses fonctions (« actes comme expression du pouvoir », comme instrument d’une construction mémorielle…) ; il s’agissait aussi de comprendre les processus d’élaboration des écrits, le recours à des formulaires, la mise en œuvre de procédés tels que le remploi, l’emprunt… Le propos était encore de saisir la constitution et le fonctionnement des lieux où s’élaborent ces productions (scriptoria d’église cathédrale, de chapitre régulier ou d’abbaye, chancelleries princières ou pontificales), d’observer les professionnels de l’écrit au travail (scribes, notaires…). À côté de l’écrit monastique, qui a fait ces dernières années l’objet de travaux importants et fera très prochainement celui de plusieurs colloques, des études ont été dédiées à l’écrit cathédral, surtout épiscopal, particulièrement dans le Nord de la France actuelle (Arras, Thérouanne, Cambrai). Plusieurs recueils d’actes épiscopaux, plus rarement canoniaux, ont été publiés ou sont sur le point de l’être, tant pour les espaces orientaux (Metz) que septentrionaux (Laon, Arras, Reims, Noyon-Tournai) et occidentaux (Bretagne).

Les actes produits au nom des évêques ou des dignitaires cathédraux de l’ouest de la France, même si quelques travaux récents leur ont déjà été consacrés, n’ont pas bénéficié de la même attention. La publication (papier et numérique) de la collection des corpus d’actes épiscopaux normands du Moyen Âge central est en préparation, ce qui ouvre de nouvelles perspectives. En Angleterre, l’immense entreprise d’édition menée dans la collection des English Episcopal Acta depuis les années 1980 a permis la publication de plus de quarante volumes. Les travaux de recherche sur l’écrit cathédral à partir de cette collection d’actes demeurent toutefois encore limités.

Nourri des acquis de ces investigations plurielles, le présent colloque se propose d’analyser les pratiques de l’écrit en milieu cathédral d’une manière globale, en multipliant les angles d’approches et en considérant tous les types de documents qui peuvent être produits ou conservés dans ce milieu. On envisagera dans un même mouvement les écrits des archevêques, des évêques, mais aussi ceux des dignitaires des chapitres, des chanoines et des officialités, encore largement négligés et pourtant en grande partie produits dans les mêmes conditions et parfois par les mêmes hommes que les actes épiscopaux.

L’espace retenu, le « monde » anglo-normand et la France de l’Ouest, comprend, outre les territoires anglais et normands, la Bretagne, le Maine, l’Anjou et ses territoires tourangeaux, le Poitou et l’Aquitaine, qui ont en commun d’être réunis sous la domination des Plantagenêt dans la deuxième moitié du XIIe siècle. La réflexion pourra s’étendre aux marges de cet espace, en particulier le Chartrain, l’Orléanais, l’Amiénois, l’Île-de-France et ses bordures orientales.

 

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Source: APILIST

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