Colloque: Conservation et réception des documents pontificaux par les ordres religieux (XIe-XVe siècle)

Nancy, 12 et 13 décembre 2013.

Organisé par le Centre de Médiévistique Jean Schneider.
Dans la recherche relative aux pratiques de l’écrit médiéval et au rapport au passé chez les ordres religieux, la place particulière occupée par les actes pontificaux est connue. Cependant, les logiques diverses qui ont présidé à la conservation, la mise en collection ou la valorisation de ces documents dans les chartriers religieux de l’Occident médiéval méritent d’être confrontées. Bien souvent les analyses ont porté sur la documentation d’un établissement sans permettre de confrontation des attitudes diverses adoptées pour la pratique archivistique, la confection de cartulaires et la rédaction ex novo d’actes. C’est pourquoi les interventions concerneront les attitudes d’un ordre religieux et/ou d’une pluralité d’établissements. Il s’agira concrètement de définir d’éventuels caractères propres dans la sensibilité diplomatique et archivistique des différents ordres/établissements religieux en étudiant la façon dont ceux-ci ont reçu et conservé les privilèges et lettres pontificales. Une place particulière sera réservée aux nouveaux ordres (Cisterciens, Prémontrés et ordres militaires). 
 
Les approches pourront adopter l’un ou l’autre des questionnements suivants ou les combiner : 
  • Que peut-on dire à propos de la mise en collection des actes pontificaux, par exemple, des subdivisions de chartrier (“sacs de bulles”), des sections de documents pontificaux dans les cartulaires, de la forme plus aboutie que représente la rédaction de bullaires, ou encore de la complexité de la tradition des privilèges et litterae généraux (multiplicité des copies et diffusion au sein d’un ordre)? 
  • À propos de la réception, une bulle peut-elle en cacher/chasser une autre?
  • La typologie des documents pontificaux pèse-t-elle sur leur réception, qu’il s’agisse de la typologie diplomatique (sort réservé aux actes des légats pontificaux ou des juges délégués, réception différente des privilèges relatifs au patrimoine ou à d’autres objets) ou de la typologie juridique (cas des actes pontificaux n’ayant pas de lien avec la défense/gestion du patrimoine immobilier)? Ces typologies influent-t-elles sur le classement au sein d’un chartrier et font-elles partie des critères employés par les cartularistes pour sélectionner les actes? Par exemple, les actes des légats pontificaux subissent-ils l’ombre des privilèges pontificaux? Les privilèges non énumératifs sont-ils «déclassés» au profit des privilèges énumératifs? Y-a-t-il une différence dans la réception par un établissement d’une bulle qui lui est adressée ou d’une bulle générale ?
  • Transferts textuels: y-a-t-il des spécificités dans la transcription des documents pontificaux (copies, cartulaires, cartulaires-bullaires)? Est-elle individualisée et se démarque-t-elle de la transcription des autres actes? Peut-on déceler un réemploi des actes pontificaux (in extenso ou par extraits/citations) dans les textes historiographiques ou hagiographiques? 
  • Ce que nous apprennent les documents faux ou interpolés : que révèlent les forgeries et remaniements de ce que les faussaires connaissaient de la diplomatique pontificale? 
  • Influence/imitation des caractères externes (écriture, mise en pages, signes graphiques) et internes du formulaire pontifical: le phénomène étant déjà étudié notamment pour la diplomatique épiscopale, est-ce qu’on trouve des exemples analogues dans les scriptoria monastiques? Peut-on proposer une confrontation entre les listes de biens (enumerationes bonorum) des documents pontificaux et celles des confirmations données aux institutions monastiques par d’autres autorités (évêques, princes, etc.)? Peut-on faire un rapprochement similaire avec l’ordre des biens suivi dans les cartulaires? 
 
Les communications dureront environ 25 minutes
 
Les propositions de communications devront être envoyées avant le 31 janvier 2013 et pourront être rédigées en français, allemand, anglais ou italien. Elles devront comporter environ 500 mots et être accompagnées d’un CV détaillé. 
 
Organisation et contact : Jean-Baptiste Renault et Timothy Salemme
 
Comité scientifique: Rolf Grosse (DHI-Paris), Laurent Morelle (EPHE-Paris), Jean-François Nieus (FUNDP-Namur), Benoît-Michel Tock (Université de Strasbourg). 
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